Loire : Une jeune Stéphanoise partage sa vie entre sa région natale et Bali, son refuge loin de chez elle

Loire : Une jeune Stéphanoise partage sa vie entre sa région natale et Bali, son refuge loin de chez elle

Cassandre Marecal, trentenaire originaire de la Loire, vit depuis cinq ans entre sa région natale et Bali. Après un premier voyage en Asie qui a bouleversé ses projets, elle a choisi de faire de l’île indonésienne un véritable refuge, sans couper les liens avec Saint-Étienne. Son quotidien oscille entre hivers stéphanois consacrés au travail et longs mois balinais consacrés à son blog de voyage. Un équilibre fragile, mais assumé, qui dessine une nouvelle façon d’habiter le monde.

De la Loire à Bali : un aller simple qui change tout

Rien ne prédestinait Cassandre Marecal à poser ses valises à l’autre bout du monde. Après un bachelor dans le tourisme, la jeune Stéphanoise envisageait une carrière classique en agence. Mais un voyage en Asie, organisé comme une simple pause, va tout faire basculer. « Un coup de cœur immense pour ce continent », confie-t-elle, encore marquée par cette première rencontre avec les rizières balinaises et la chaleur de ses habitants.

De retour en France, le contraste est brutal. La routine stéphanoise, le rythme métro-boulot-dodo, le ciel gris. Cassandre comprend que son équilibre se joue désormais ailleurs. Elle décide de monter un blog de voyage pour accompagner ceux qui souhaitent découvrir l’Asie autrement. Un projet qui lui impose de rentrer régulièrement dans la Loire pour financer ses séjours, mais qui lui offre surtout une liberté nouvelle : celle de construire une vie entre deux mondes.

Un blog de voyage pour prolonger l’expérience

Sur son blog, Cassandre partage des conseils pratiques, des itinéraires détaillés et des adresses repérées lors de ses séjours. Elle y raconte aussi son quotidien d’expatriée, loin des clichés. « Je ne vends pas du rêve, j’explique comment faire concrètement », dit-elle. Son contenu s’adresse aux voyageurs qui veulent éviter les pièges touristiques et comprendre la culture locale.

La plateforme lui permet de garder un lien avec la France tout en vivant à Bali. Elle y a développé une communauté fidèle, notamment grâce à ses vidéos sur les marchés locaux et ses interviews d’autres expatriés. Ce travail lui demande une organisation rigoureuse : « Je travaille à Saint-Étienne l’hiver, et quand j’ai assez d’argent de côté, je repars en Asie. » Une vie rythmée par les saisons, où chaque période a son rôle.

Les coulisses d’un quotidien entre deux cultures

Concilier la vie stéphanoise et le rythme balinais demande une sacrée organisation. Sur place, Cassandre alterne entre temps de travail, découverte de l’île et moments de repos. Elle a appris à respecter les traditions locales, à vivre avec moins de confort matériel et à accepter que tout ne soit pas maîtrisable. Cette souplesse, elle l’a acquise sur le terrain, au fil des rencontres.

En France, elle retrouve ses proches, ses repères, et surtout la possibilité de mettre de l’argent de côté. Car tout a un coût : billets d’avion, hébergement, matériel informatique. Pour tenir, Cassandre s’est fixé un objectif : parvenir à vivre uniquement de son blog d’ici quelques années. Un pari ambitieux, mais qu’elle aborde avec lucidité et détermination.

Bali, un refuge qui devient une seconde maison

Cela fait maintenant cinq ans que la Stéphanoise pose ses bagages sur l’île des Dieux. Ce qui devait être une parenthèse est devenu un ancrage. Elle y a ses habitudes, ses adresses, ses amis. « C’est ma deuxième maison », glisse-t-elle, les yeux encore pleins de l’avion. La culture balinaise, avec ses cérémonies, ses offrandes et son sens du collectif, a profondément transformé son rapport au temps et à l’argent.

Son projet est clair : s’installer définitivement à Bali dans les prochaines années. Encore faut-il que son activité en ligne devienne suffisamment rentable. En attendant, elle continue de jongler entre les deux pays, acceptant la fatigue des voyages et l’éloignement familial. Un choix de vie qui interroge : peut-on vraiment avoir deux maisons ? Pour elle, la réponse est oui, à condition d’accepter les allers-retours comme un mode de vie, pas comme une transition.

Les clés pour construire une vie partagée entre deux pays

  • 🌏 Un déclic personnel : oser partir pour tester, sans se fixer de limite de temps trop stricte.
  • 💻 Une activité portable : créer un blog, une boutique en ligne ou du conseil pour générer des revenus indépendamment du lieu.
  • 🏔️ Des allers-retours assumés : travailler quelques mois dans sa région natale pour financer les mois passés à l’étranger.
  • 🧘 Une adaptation culturelle : apprendre la langue, respecter les coutumes et accepter un autre rapport au temps.
  • 🤝 Un réseau local : s’entourer d’expatriés et de locaux pour créer des repères stables.

Cette vie partagée ne convient pas à tout le monde. Elle implique des sacrifices : éloignement, instabilité, gestion constante du budget. Mais pour Cassandre, la richesse des expériences vécues compense largement les difficultés. Son histoire illustre une tendance de fond chez les jeunes actifs de la Loire et d’ailleurs : chercher ailleurs ce que la routine ne propose plus, sans pour autant renier ses racines.

Entre sa région natale et son île d’adoption, Cassandre Marecal a tracé une voie singulière. Son parcours montre qu’il est possible de concilier attachement aux origines et soif de découverte, travail et rêve, identité et ouverture au monde. Une leçon de vie qui résonne, au fond, comme une invitation à trouver son propre équilibre.

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